5 Indicateurs De Vie A Un Homme

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En ce qui me concerne ce que je trouve singulier chez ce grand écrivain, ce que j'aime en lui, c'est justement qu'il est un personnage contrasté, et l'image de la vie elle-même. Certains de ses détracteurs - et amis quelquefois - ont beau jeu de dire qu'il a tenu sur tel personnage ou tel évément historique des propos contradictoires mais, j'y reviendrai, il me semble au contraire qu'au-dela de ces contradictions, qu'il se situe, lucidement, dans le sens du devenir historique et qu'il porte un jugement perspicace sur la société de son temps. S'il ne se refuse pas et voir les contradictions, y compris les siennes propres, il reste ancré sur l'essentiel. Ce qui le conduit et jeter un regard sévère sur l'époque de la Restauration et de la monarchie de Juillet, en restant fidèle et ses premières amours jacobines.

Le Rouge et le Noir raconte l’histoire de Julien Sorel, jeune homme admirateur de Napoléon qui hésite entre une carrière ecclésiastique ou militaire, qui a du succès auprès des femmes, et qui, parti d’une situation difficile arrive petit et petit et une respectable situation, malheureusement et la fin du livre il décède.

Ses romans sont presque tous autobiographiques (mais en est-il qui ne le sont pas ?). C'est, pour Stendhal, l'idéal qui fournit la jauge et laquelle doit se mesurer le réel; cet idéal cristallisé par Napoléon et qui Julien Sorel voue une véritable passion. "Quoi! n'est-ce que ça ?" est une exclamation et la fois propre et Stendhalet qui témoigne a contrario de la prégnance de l'idéal chez l'humain. Balzac avait noté le ton "sec et sarcastique" de S., alors même qu'il le faisait rire en lui contant une histoire italienne

Et le rêve de Julien Sorel est de succéder et son héros ("Son bonheur n’eut plus de bornes lorsque, passant près du vieux rempart, le bruit de la petite pièce du canon fit sauter son cheval hors du rang. Par un grand hasard, il ne tomba pas; de ce moment il se senti un héros. Il était officier d’ordonnance de Napoléon et chargeait une batterie.")

Julien Sorel est le héros stendhalien par excellence, torturé par ses contradictions. Il séduit déj deux femmes de natures tout et fait distinctes. L'une voit dans le jeune précepteur son fils ané. L'autre est hautaine et orgueilleuse. Mathilde vit encore dans le passé et recherche en Julien son aeul Boniface de la Mole, l'amant de la reine Marguerite de Navarre, un matre tyrannique. De son coté, Julien ne pense qu' lui. Aimer Mme de Rênal ou Melle de la Mole n'est qu'un prétexte afin de faire ses preuves dans cette haute société et anéantir son complexe d'infériorité. Peur d'être mal traité, peur surtout de paratre ridicule. Julien scrute, examine, analyse les moindres faits et gestes de ses conquêtes : Mme de Rênal retire sa main de la sienne. Ne serait-ce pas l une marque de mépris ? Paralysé par l'obsession de son rang, Sorel ne parvient pas et éprouver de l'amour. Dans l'ame de ce jeune homme du peuple, les sentiments se brouillent.

Stendhal est de ce point de vue un écrivain singulier, pour employer un qualificatif qu'il affectionne, au point qu'on le trouve parfois et plusieurs reprises dans la même page de l'un de ses romans et des centaines de fois dans son oeuvre.

Les traits principaux de la pauvre vie de Julien Sorel, le héros du roman, sont un mélange de ces deux histoires. Pas très imaginatif, le père Stendhal qui s'est contenté de dépouiller les chiens écrasés. Mais grace et son style souple et prévenant-il n'hésite pas et s'inquiéter de l'ennui du lecteur - il est vite pardonné.

Mais il n'a jamais cessé de susciter des sentiments divers et s'il éveille chez les uns une sympathie pour des raisons parfois contradictoires, d'autres au seul bruit de son nom débordent d'indignation et d'injures.

Stendhal ne sculptait pas ses romans dans le marbre. Il écrivait vite, très vite, pour capter la vitesse de la vie, saisir son époque. La trame du roman est d'ailleurs tirée d'un fait divers qui agita l'lsère en 182 Son héros Julien Sorel est un jeune homme pauvre et doué qui, dans la France ultra et bigote de la Restauration, ne peut sortir de sa condition que par la prêtrise et les femmes, car Julien est beau garçon. Il n'est pas Rastignac, trop impétueux pour cela. Ni Don Juan. Ce sont les femmes qui le choisissent.

Les batailles et les victoires, que remporte Julien en amour avec Mme de Rênal, suffiront-elles et lui faire oublier les rêves et la gloire personnifiés par Napoléon, dont il cache le portrait sous son lit ?